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Souriez vous êtes copiés ! Les lois naturelles de l’enfant : leçon n°1

Le livre de Céline Alvarez, Les lois naturelles de l’enfant, regorge d’informations et d’idées pour accompagner le développement de l’enfant. Dans cette série d’articles, nous vous proposons de voir comment en tirer les bénéfices pour nos Tortunettes…

Pendant 2 ans, Céline Alvarez s’est appuyée sur les connaissances fournies par les grands penseurs de l’éducation, notamment Maria Montessori, et sur les dernières découvertes des neurosciences pour proposer un nouveau mode de fonctionnement en classe de maternelle. A cette occasion, elle a pu vérifier l’importance de l’environnement dans les mécanismes d’apprentissage. Ici, l’environnement désigne en particulier l’entourage et son attitude (nous quoi…).

Les enfants « encodent », c’est-à-dire apprennent et deviennent capable de reproduire inconsciemment, les expériences qu’ils vivent au quotidien. Vous allez voir que cela fait peser une lourde responsabilité sur nos (pourtant robustes) épaules de parents de Tortunette…

 

L’attitude

La première chose qu’encode l’enfant, c’est l’attitude. Nous sommes nombreux, parents, à sourire devant un certain mimétisme de nos enfants. Mais nous ne sommes pas forcément conscients que cela va loin. Très tôt, les enfants se mettent au diapason de l’adulte (la programmation neuro-linguistique n’a rien inventé). Ainsi, quand nous sommes stressés, l’enfant l’est aussi. Quand nous sommes en colère, idem.

Cela donne des situations parfois un peu contradictoires, par exemple quand, dans un instant de légère dérive par rapport à nos principes d’éducation totalement bienveillante, nous crions « calme-toi, maintenant, ça suffit ! ». L’enfant encode notre attitude de colère, même s’il entend notre demande de calme. C’est pour cela que ce n’est pas toujours efficace… Si la situation se répète, l’expérience de colère sera inscrite dans les mécanismes inconscients de l’enfant : oups…

Céline Alvarez nous conseille donc d’être exemplaires vis-à-vis de nos enfants. Exemplaires au sens premier du terme : montrer l’exemple. Et comme nous voulons que notre enfant soit posé / heureux / zen / concentré / etc, nous n’avons plus qu’à nous mettre à la méditation 🙂 Plus sérieusement, ce qu’il faut retenir c’est qu’en maîtrisant nos émotions négatives nous aidons notre enfant à apprendre à maîtriser les siennes.

 

Le langage

La deuxième chose préconisée par Céline Alvarez est de fournir à l’enfant des modèles langagiers élaborés. En effet, là aussi par mimétisme, l’enfant parle comme nous. Si nous utilisons un vocabulaire riche et une grammaire parfaite, nous aidons notre enfant à faire de même. Et ce langage élaboré est ce qui va lui permettre de développer une pensée complexe.

Bon, redescendons sur Terre dans le monde des Tortunettes. Bien sûr, quand un enfant a un retard de langage et n’a pas encore dit ses premiers mots, il peut paraître superflu de lui citer les différentes variétés de fleurs du jardin. On peut au contraire chercher à adapter notre langage à celui de l’enfant (voir notre article Faut-il adopter un parler bébé ?) mais en conservant toujours une grammaire correcte (en marquant par exemple les négations : « ton doudou n’est pas là »).

Nous pouvons également être attentifs au fait qu’à mesure que le langage de notre Tortunette se développe, nous devons adapter le nôtre pour le rendre plus élaboré.

 

Les gestes

Nous l’avons dit, les enfants apprennent beaucoup par l’imitation. Dès lors, en termes de motricité, comment leur faciliter la tâche ? En leur montrant quoi faire, à l’aide de gestes précis et clairs. Par exemple, pour apprendre à un enfant comment mettre ses chaussures, rien de tel que de lui montrer comment nous nous y prenons pour mettre les nôtres, en décomposant au maximum les mouvements : j’ouvre la chaussure, je passe les orteils, je saisis le talon de la chaussure puis je ferme les scratchs (oui là il va falloir trouver des chaussures adultes un peu régressives !). Voir aussi notre article sur Comment lui apprendre à s’habiller.

Céline Alvarez va jusqu’à décomposer la manière dont chacun doit ranger sa chaise (sans la faire grincer…) ou tourner les pages d’un livre.

 

A retenir :

  • j’adapte mon attitude pour adopter le calme que j’aimerais trouver chez mon enfant (et je respire bien fort),
  • j’adapte mon langage pour qu’il soit le plus riche possible en regard des possibilité de ma Tortunette,
  • je montre à mon enfant comment faire quelque chose, en le faisant moi-même, à l’aide de gestes précis et clairs.

A bientôt pour une 2ème leçon !

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