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PAI, PPS, PAP, … : comment l’école peut répondre aux besoins spécifiques de votre enfant

pai-pps-papL’école prévoit un certain nombre de dispositifs pour accompagner les enfants qui ont des besoins spécifiques. Quels sont ces dispositifs ? Comment sont-ils mis en place et par qui ?

Le PAI, pour permettre les traitements médicaux à l’école

Le PAI, Projet d’Accueil Individualisé, est un document qui permet de mettre en place un traitement médical, régulier ou d’urgence, au sein de l’école. Concrètement, l’école s’organise pour donner un médicament à votre enfant, soit de manière régulière, soit en cas d’urgence (ex : crise d’épilepsie). Le PAI est également utilisé en cas d’allergie alimentaire.

Si votre enfant est régulièrement hospitalisé, le PAI peut préciser de quelle manière l’école s’organise pour compenser son absence sur le plan des apprentissages, autant que possible.

Le processus de mise en place d’un PAI, tel que décrit par l’éducation nationale (/!\ sujet à variations locales…) :

1/ORDONNANCE JUSTIFIANT LE BESOIN DE PAI (par le médecin qui suit l’enfant). Parfois cette ordonnance s’accompagne d’un formulaire de PAI. Ce formulaire est parfois fourni par le médecin et parfois par l’école ou le médecin scolaire…

2/ DEMANDE DE PAI (par les parents ou le directeur de l’école). Cette demande peut donner lieu à une réunion avec le médecin scolaire ou bien elle fait l’objet d’un envoi au médecin scolaire.

3/ RÉDACTION DU PAI (par le médecin scolaire).

4/ SIGNATURE DU PAI (par le directeur de l’école, la famille et chaque personne susceptible d’en appliquer les mesures : enseignant, personnel périscolaire, …).

5/ MISE EN PLACE DE LA TROUSSE D’URGENCE (fournie par les parents, à l’école). Il est conseillé de réunir toutes les personnes susceptibles d’appliquer le PAI afin de leur en expliquer le contenu.

A noter que les seuls traitements autorisés via un PAI sont les traitements oraux, inhalés ou par auto-injection. Le personnel scolaire ne pourra donc pas faire d’injection…

Pour les traitements non récurrents, ne pas hésiter à fournir une fiche explicative dans la trousse d’urgence, dans un format plus détaillé et concret que le PAI lui-même.

 

Le PPS, pour accompagner l’orientation de l’enfant et les aménagements spécifiques

Le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) s’adresse aux enfants dont le handicap a été reconnu par la MDPH. Un PPS est élaboré et mis à jour au cour de la scolarité pour statuer sur l’orientation de l’enfant (classe ou établissement spécialisé ou classe classique) et sur les adaptations qui sont mises en place pour lui (AVS, matériel adapté, …). Avant la création d’un PPS, un formulaire GEVA-Sco est rempli. Il consiste en une évaluation des aptitudes et besoins spécifiques de l’enfant.

Le processus de mise en place d’un PPS, tel que décrit par l’éducation nationale (/!\ sujet à variations locales…) :

1/ FORMULAIRE GEVA-SCO (rempli par l’EPE  = Equipe Pluridisciplinaire d’Evaluation : enseignant / directeur, professionnels de santé qui suivent l’enfant, enseignant référent de la MDPH – Cette EPE devient une ESS – Equipe de Suivi de Scolarisation lorsque le GEVA-SCO a déjà été rempli une fois, vous suivez toujours ?). La famille n’est pas mentionnée comme partie prenant de cette EPE/ESS mais elle est généralement impliquée. Pour mieux comprendre ce qu’est le GEVA-SCO, en voici le format : http://www.ac-versailles.fr/public/jcms/p1_208809/geva-sco-premiere-demande

Le GEVA-SCO est ensuite transmis à la MDPH, soit par la famille, soit par l’enseignant référent.

2/ FORMULAIRE PPS (rempli par une équipe pluridisciplinaire de la MDPH). Le PPS est envoyé à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Voici le format : http://www.ac-versailles.fr/public/jcms/p1_208808/modele-de-pps

3/ DÉCISION D’ORIENTATION (CDAPH) : ULIS, IME, SESSAD, …

4/ ORIENTATION EFFECTIVE de l’élève, sous réserve de places disponibles (là ça se complique…).

A noter que les questions d’orientation doivent être abordées très en amont. Les dossiers d’inscription dans les établissement spécialisés se font en début d’année (civile). Les discussions doivent donc avoir lieu quasiment 10 mois avant la rentrée concernée.

 

Le PAP, pour les enfants avec des troubles des apprentissages

Le PAP, Plan d’Accompagnement Personnalisé, décrit toutes les mesures permettant d’accompagner un enfant qui présente des troubles des apprentissages (troubles DYS notamment).

1/ DEMANDE DE PAP (par le conseil des maîtres, le conseil de classe ou la famille)

2/ CONSTAT DES TROUBLES DES APPRENTISSAGES (par le médecin scolaire). La famille fournit au médecin scolaire les compte-rendus médicaux dont elle dispose éventuellement (bilan pédopsychiatrique, orthophonique…).

3/ ELABORATION DU PAP (par l’équipe éducative = enseignant / directeur, professionnels de santé qui suivent l’enfant, médecin scolaire et les parents).

Le PAP ne remplace pas le PPS pour les enfants concernés. Si du matériel adapté (dont l’école ne dispose pas déjà…) ou une orientation spécifique sont nécessaires, il faut donc mettre en place un PPS.

Exemples d’adaptations décidées dans un PAP pour un dysgraphique :

  • la fourniture de cours photocopiés évitant à l’élève d’avoir à copier tout ce qui est écrit au tableau
  • la fourniture de supports écrits plus gros, ou avec des lettres d’imprimerie,
  • des consignes spécifiques sur le traçage des lettres (simplification des majuscules par exemple)

 

Le PPRE, pour cibler une difficulté scolaire

Le Programme Personnalisé de Réussite Éducative est mis en place pour les enfants qui présentent une difficulté particulière sur le plan scolaire. Il vise à renforcer le dispositif d’apprentissage sur cette difficulté là afin de permettre à l’élève de rattraper son retard. Le PPRE est mis en place le plus souvent dans le secondaire, nous ne le détaillerons donc pas ici.

 

 

 

 

 

Une réponse à PAI, PPS, PAP, … : comment l’école peut répondre aux besoins spécifiques de votre enfant

  1. Aurélie 20 septembre 2016 at 8 h 54 min #

    explications très claires, qui permettent de se retrouver entre tous les projets (PAI, PPS, PAP, PRE) qui se mettent en place autour et pour les enfants afin d’assurer une continuité entre pour les partenaires médicaux, scolaires, paramédicaux.

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