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Quand les parents de Tortunettes en entendent de toutes les couleurs…

Qui parmi vous n’a jamais été blessé ou agacé par les remarques d’un ami, voisin ou collègue concernant votre Tortunette ? A l’approche de la journée des aidants, un petit florilège pour vous faire sourire…

Les réactions face à un enfant qui a un retard de développement sont très variées, et pas toutes heureuses, en voici quelques-unes que vous reconnaîtrez certainement !

  1. Le déni : « n’importe-quoi ces médecins, ton enfant il va très bien » ou « des enfants qui ne parlent pas à 3 ans, il y en a plein »
  2. Le catastrophisme : « mon dieu, il va être handicapé toute sa vie !? » (règle numéro 1 : ne jamais utiliser le terme « handicapé » devant un parent qui ne l’emploie pas… ») ou « heureusement il y a de plus en plus de structures d’accueil pour les enfants et adultes handicapés » (au cas où vous n’aviez pas encore réfléchi à ce que fera votre enfant une fois adulte, voilà qui est fait)
  3. La question qui tue : « mais ils ne l’avaient pas détecté pendant ta grossesse ? » (et si on l’avait détecté, so what ?)
  4. La comparaison hasardeuse : « j’ai des amis qui ont un fils autiste / dyslexique / surdoué / allergique au gluten et il s’en sort très bien » ou bien « et c’est vrai que c’est compliqué » (…)
  5. La mise à distance : chez ceux qui ne peuvent pas supporter que l’on mette leur enfant dans le même sac que le vôtre « oui, Julia aussi a du mal à se faire des copines cette année mais elle n’a aucun mal à communiquer avec les autres enfants (elle) »
  6. La petite phrase bienveillante : « tu sais, moi ton enfant je le traite comme un enfant normal » (ah bon parce-qu’il n’est pas normal ??) ou bien « moi quand Suzie a voulu inviter votre fille, ça ne m’a posé aucun soucis » (ah bon, parce-que ça aurait dû ???) ou bien « pendant l’anniversaire il a bien participé, il a même réussi à faire certains jeux avec les autres enfants et il est loin d’être bête » (mais vous vous attendiez à quoi ??)
  7. L’égocentrisme : chez ceux qui peuvent passer la soirée à vous parler des problèmes d’otite de leur enfant ou de ses difficultés en maths.
  8. Le trop-plein de précautions : chez ceux qui ne vous parlent plus jamais des problèmes de leur enfant parce-que par comparaison ça leur paraît futile.
  9. La recherche de solutions : « j’ai une collègue qui a essayé l’hypnose / le régime à base d’huile de poisson / le brain gym sur son enfant et ça a fait des miracles »; « écoute, je te donne le numéro de mon pédiatre, c’est VRAIMENT un excellent pédiatre, il faut qu’il voit ton fils » (merci mais il ne s’agit pas d’une bronchite mal soignée là :-))
  10. La culpabilisation : « les enfants d’aujourd’hui passent beaucoup trop de temps devant les écrans, à force ça a des conséquences » ou « ce serait pas les médicaments pour l’asthme que tu prenais pendant ta grossesse qui ont pu avoir des effets indésirables ? » ou bien  « j’ai toujours trouvé que tu faisais tout à sa place, maintenant il en profite » ou « c’est toi qui lui a donné un mauvais gêne ou c’est ton mari ? »
  11. La phrase de trop : « bon ben si vous vous posiez la question d’avoir un deuxième enfant, au moins vous êtes fixés ! »
  12. La foi : »Si Dieu a mis Tortunette sur ta route, c’est qu’Il avait ses raisons » ou bien « Si Dieu te fait subir cette épreuve (sic), c’est parce-qu’Il sait que tu es capable de faire face » (Amen)
  13. Et la meilleure pour la fin, celle que tous les parents d’enfant qui a un retard de langage ont entendu : »Einstein a parlé à 4 ans tu sais » (ok, mon enfant est en fait un génie des mathématiques, c’est ça ?).

 

Nous nous moquons un peu mais il faut reconnaître que trouver les bons mots n’est pas facile pour l’entourage. Ce n’est pas simple pour les autres de comprendre qu’on ne veut pas qu’ils appuient sur les différences de notre enfant mais qu’ils prennent en compte la différence de notre vécu de parents. Qu’on ne veut pas qu’ils nous apportent des solutions mais qu’ils nous soutiennent moralement quand nous en cherchons ou qu’un coup de main de temps en temps est le bienvenu. Qu’on ne veut pas qu’ils minimisent les difficultés de notre enfant mais qu’on a besoin qu’ils les reconnaissent.

 

C’est l’art délicat de fréquenter des parents d’enfants différents… pas étonnant que beaucoup prennent (ou gardent) leurs distances 🙂

 

Si vous avez des anecdotes à ajouter à notre florilège, n’hésitez pas à poster un commentaire !

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