Créer une relation de confiance avec l’école de son enfant

L’intégration à l’école de votre Tortunette n’est pas toujours chose facile. Chaque rentrée est un petit défi pour vous et votre enfant et vous vous demandez légitimement comment il va être accueilli, intégré et aidé dans ses apprentissages, compte tenu de son retard de développement. Voici quelques conseils pour créer une relation de confiance avec l’instituteur ou l’institutrice.

Tout dire à l’instituteur… ou pas ?

Une question que se posent les parents dont l’enfant présente un retard ou d’autres « particularités » est de savoir à quel point ils doivent en échanger avec l’instituteur. Il est probablement utile de décrire les difficultés afin que l’instituteur s’adapte mais pas forcément nécessaire de détailler tout ce qui ne va pas au risque de l’affoler et de poser une étiquette, pas toujours justifiée, sur l’enfant. Que faut-il dire pour faciliter son intégration à l’école ?

Ce qu’il faut dire absolument

– Tout ce qui relève de la santé et de la sécurité de l’enfant. Par ex : il n’est pas encore à l’aise pour descendre seul les escaliers, il est épileptique, il est allergique, … A noter que lorsqu’un traitement ou un régime particulier sont nécessaires, un PAI (Projet d’Accueil Individualisé) doit être fait avec le médecin.

– Tout ce qui va nécessiter une adaptation en classe. Par ex : une surdité partielle (il faudra placer l’enfant en classe en conséquence), une dyspraxie (des cahiers spécifiques existent), une hypotonie (une adaptation des activités sportives sera probablement nécessaire), un retard de langage (l’utilisation de signes pourra aider l’enfant à s’exprimer), un trouble de l’attention (il faudra placer l’enfant à l’avant de la classe).

– Tout ce qui risque de mettre inutilement l’enfant en échec. Si l’organisation spatio-temporelle est le point faible de votre enfant (par exemple pour les dyspraxiques), il est utile de le signaler à l’instituteur pour qu’il soit moins exigent sur le positionnement de l’étiquette au bon endroit sur le tableau. Si votre enfant a encore des difficultés de prononciation, il faut également le signaler pour que l’instituteur en tienne compte quand il lui pose une question ou lui demande de réciter une poésie. S’il a un temps de latence important – s’il met du temps à répondre à une question – il est important de le dire également pour que l’instituteur lui laisse le temps de répondre. S’il a beaucoup de mal avec le graphisme, l’instituteur doit le savoir pour privilégier d’autres formes d’évaluation des connaissances.

Ce qu’il ne faut pas nécessairement dire

Chaque année, l’enfant écrit une nouvelle page de son histoire scolaire. Inutile donc d’étaler les difficultés passées. L’instituteur se fera sa propre idée de chaque élève en début d’année. D’ailleurs, pendant l’été, votre enfant a grandi, il a évolué, certains apprentissages se sont consolidés, et repartir d’une feuille blanche peut lui être profitable.

Si vous ne travaillez pas, à vous de voir si vous le dites car cela pourrait inciter l’instituteur à vous proposer de ne pas scolariser votre enfant à temps plein (par exemple en cas de classe surchargée).

Établir une relation de confiance

Prenez rendez-vous

Inutile d’essayer de décrire le cas de votre Tortunette à la rentrée entre deux portes. L’instituteur a une trentaine de nouvelles têtes devant lui et aura tôt fait d’oublier ce que chaque parent a cru bon de préciser concernant son enfant ! Si ce n’est déjà fait, proposez lui plutôt de le rencontrer rapidement, idéalement sans votre enfant.

Faites connaissance

Lors de cette rencontre, exposez les spécificités de votre enfant, sans minimiser ni dramatiser. Expliquez ce que vous mettez en place à la maison pour l’aider (aides visuelles, techniques pour calmer une crise, …). Détaillez les rééducations suivies par votre enfant (ergo, ortho, …) et donnez leurs coordonnées à l’instituteur en lui proposant de les joindre pour qu’ils échangent sur leurs méthodes. Ne cachez pas ce qui va probablement être difficile (par exemple s’il y a un trouble du comportement) mais ne vous excusez pas pour autant. Vous n’y êtes pour rien si votre enfant est hyperactif ou autre. Cependant, montrez que vous êtes ouvert au dialogue et que vous vous tenez à sa disposition pour trouver des stratégies communes.

Expliquez à la classe

Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez proposer à l’instituteur de venir présenter les spécificités de votre enfant au reste de la classe. En primaire, ce peut être l’enfant qui explique de lui-même.

Et l’AVS ou AESH ?

Si votre enfant a une AVS ou AESH, vous serez tenté d’échanger avec elle. Cependant, le rôle de l’AVS est de seconder l’instituteur dans sa prise en charge des difficultés de votre enfant. C’est pourquoi parfois vous n’aurez aucun contact avec l’AVS, tout passera par l’instituteur.

Pour en savoir plus sur l’école inclusive

N’hésitez pas à partager vos astuces pour faciliter l’intégration de votre enfant à l’école en commentaire ci-dessous !

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